L'auteur

Vincent BAUDOIN

 

vbaudoin

 

"Réflexions sur la politique en général

et sur la gauche en particulier "

 

Secrétaire de section du Parti Socialiste

du Pays de Bécherel

Conseiller Fédéral P.S. d'Ille et Vilaine 

 

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Ecologie - environnement

Vendredi 22 avril 2011 5 22 /04 /Avr /2011 15:43

  Le rapport provisoire sur les gaz et huiles de schiste commandé par Éric Besson et Nathalie Kosciusko-Morizet à deux ingénieurs des Mines et deux ingénieurs des Ponts et des Eaux et Forêts est formel : « Dans deux ou trois ans, l'expérience acquise, aussi bien dans notre pays qu'en Europe et en Amérique du Nord, permettra de prendre des décisions rationnelles sur l'opportunité d'une exploitation de gaz et huiles de roche-mère en France ». Le nouvel eldorado mérite bien un tel exercice de rationalité : le bassin parisien devrait renfermer d'importants gisements d'huile de schiste (100 millions de m3 techniquement exploitables) et le sud de la France du gaz de schiste (500 milliards de m3).
 
  Au moment où les collectivités locales ont de moins en moins de ressources de l'État et sont parfois mises en faillite par leurs emprunts à taux excessifs sur les marchés, ce même rapport préconise « une révision de la fiscalité pétrolière de sorte que les collectivités locales trouvent un intérêt à une exploitation d'hydrocarbures sur leur territoire ».  De quoi espérer acheter et faire taire des élus très mobilisés pour la sauvegarde écologique de leur territoire.

  Les «experts» français ont malheureusement été devancés par un rapport publié quelques jours avant par la Commission de l'Énergie et du Commerce de la Chambre des Représentants des États-Unis. On y apprend que cette technologie a nécessité entre 2005 et 2009 l'utilisation de plus de 2.500 produits chimiques dont des substances cancérigènes et polluantes (benzène, toluène, xylène, éthylbenzène, regroupés sous le sigle BTEX, ou encore le 2-butoxyéthanol dit Butylglycol qui peut détruire les globules rouges et attaquer la moelle osseuse). Quatorze millions de litres ont été utilisés sur la période à cette fin.

  Les temps sont durs pour les apprentis sorciers ! Le 20 avril 2011, des milliers de litres d’eau se sont échappés d’un puits de gaz en Pennsylvanie à la suite d’une explosion, provoquant l’évacuation des habitants de la localité de Leroy Township (Source AFP). Seule consolation majeure : le chiffre d’affaires d’Halliburton, détenteur de la technologie par  fragmentation, a explosé lui aussi en 2010 sans dégâts majeurs. Là est la rationalité !

  Pendant que Monsieur Borloo occupait la galerie avec le Grenelle de l’environnement, l’opération était déjà engagée, en liaison avec Total, GDF-Suez notamment et quelques ingénieurs des Mines et des Ponts. Alors plus que jamais, nous, citoyens raisonnables et informés, sommes sur le pont ! Nous ne laisserons pas quelques firmes transnationales et leurs alliés détruire des territoires de manière irréversible.
   
Attac France,
Paris, le 22 avril 2011

Par vincentbaudoin.net - Publié dans : Ecologie - environnement
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Vendredi 15 avril 2011 5 15 /04 /Avr /2011 16:51

Attac France,
Paris, le 14 avril 2011 

 

Le refus de l’exploration et de l’exploitation future des gaz et huiles de schistes se traduit en France par une mobilisation populaire inédite, spontanée, ancrée dans les territoires et soutenue par nombre d’élus locaux et collectivités territoriales. Le gouvernement en a saisi l’enjeu : pour préserver les chances d’extraction future et les intérêts des firmes se trouvant déjà sur le pont de ce nouvel eldorado, il a d’abord proposé une pause et une expertise. Devant la détermination et l’amplification de la résistance, les grandes manœuvres ont commencé : pseudo commission d'enquête (nommée par N. Kosciusko-Morizet et composée de personnes ayant des intérêts directs dans les sociétés d'exploitation), décisions contradictoires (J.-L. Borloo, alors qu'il était ministre de l'écologie, octroyait des permis de prospection en mars 2010 puis déclarait s'y opposer un an après), et finalement annonce qu'il faut "tout remettre à plat" et "annuler les autorisations déjà données, sans toutefois fermer la porte à toute possibilité d'exploitation" (F. Fillon, le 13 avril). Le Premier ministre propose désormais l’examen en urgence d’un projet de loi. Autant dire que la mobilisation doit encore s’amplifier !

Et cela d’autant plus qu’en sourdine, on commence à entendre la musique bien rodée pour le nucléaire «français» : il serait possible de trouver des techniques qui résoudraient les problèmes environnementaux provoqués par l’extraction de ces gaz aux États-Unis et au Canada. Disons que l’enjeu est de taille : la crise énergétique, majorée par la catastrophe nucléaire de Fukushima et la progression des appels à sortir du nucléaire, accentuée en France par le sabotage de la filière photovoltaïque, explose au grand jour. Le refus de l’extraction des gaz et huiles de schistes, au-delà de la destruction des écosystèmes et de la disparition des activités qu’ils abritent, pose la question d’une transition énergétique urgente.

Nous ne choisirons pas entre des techniques mortifères : gaz et huiles de schistes d’un côté ou nucléaire de l’autre. Les solutions techniques existent déjà, d’autres sont certainement à rechercher, c’est la volonté politique qui manque. S’il est des grands travaux à entreprendre, c’est dans le domaine de la sobriété énergétique qu'ils sont les plus prometteurs : création d’emplois nouveaux et sauvegarde des écosystèmes, accès pour tous à un minimum d’énergie et taxation des surconsommations, lutte contre le changement climatique, décentralisation de la production d’énergie et relocalisation des activités, reconversion de l’agriculture et des industries les plus polluantes. C’est pour un tel programme, qui renoue avec l’espoir de préserver la vie et lui donner un sens, que nous sommes nombreux à désirer nous mobiliser !

Par vincentbaudoin.net - Publié dans : Ecologie - environnement
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Mardi 25 janvier 2011 2 25 /01 /Jan /2011 16:38

Nicolas SARKOZY a donné mardi le coup d'envoi du déploiement de l'énergie éolienne offshore en France, estimant que cette nouvelle filière industrielle devrait permettre de créer 10.000 emplois dans l'Hexagone.

 

Le chef de l'Etat a annoncé dans le même temps une série de mesures de soutien à l'industrie par une réorientation de l'épargne vers le financement du secteur, en priorité ses PME.

 

"L'impératif aujourd'hui, c'est de donner aux entreprises, et notamment aux entreprises industrielles, les moyens financiers de leur développement ", a-t-il dit à l'occasion d'une visite, la troisième depuis son arrivée à l'Elysée, aux chantiers navals STX de Saint-Nazaire.

 

Le déploiement de l'énergie éolienne au large des côtes françaises, a-t-il dit, devra s'accompagner d'une "structuration des acteurs du secteur afin de nous assurer que la filière française sera prête à y répondre dans les meilleures conditions".

 

L'Etat lancera au deuxième trimestre un appel d'offres pour la fourniture d'une capacité totale de 3.000 mégawatts d'énergie éolienne maritime, soit l'équivalent de deux réacteurs nucléaires de type EPR et la moitié du total prévu par le Grenelle de l'Environnement, pour un investissement total de l'ordre de 10 milliards d'euros.

 

Cinq zones de développement ont été identifiées, dont une au large de Saint-Nazaire, les autres se situant en Bretagne et en Normandie.

 

La sélection des candidats se fera début 2012 et les projets industriels constitueront un "élément très important" du choix des entreprises, a encore dit Nicolas Sarkozy, pour qui cette nouvelle filière devrait constituer un "gisement considérable d'emplois".

 

"À terme, nous estimons que 10.000 emplois peuvent être créés", a-t-il indiqué. Il a encore annoncé que l'Etat débloquerait une enveloppe de 100 millions d'euros dans le cadre du grand emprunt pour financer les programmes de recherche dans cette technologie.

 

S'agissant du financement des entreprises, il a confirmé la transformation du livret de développement durable en livret de développement industriel durable et insisté à nouveau sur la nécessité d'orienter l'épargne vers "l'impératif d'intérêt général" que représente le développement de l'industrie, dont il voudrait faire une "cause nationale". (Reuters)

 

Et pendant ce temps là :

 

En 2010, 308 nouvelles éoliennes offshores ont été installées en Europe. Une augmentation de 51% de la capacité éolienne installée par rapport à l'année précédente, à laquelle la France n'a pas contribué, le pays ne comptant à ce jour aucune éolienne au large de ses côtes.

 

Les 308 installations réalisées dans neuf fermes de cinq pays différents en 2010, ont apporté quelque 883 mégawatts (MW) de nouvelles capacités de production d'électricité à partir d'éoliennes offshore. Un développement qui aura nécessité un investissement de 2,6 milliards d'euros, note la EWEA dans un communiqué rapporté par l'AFP.

 

Au total, l'Europe comptait à la fin de l'année 1.136 éoliennes en mer, d'une capacité de production totale de 2.964 MW. Une énergie qui permet d'assurer les besoins en électricité de 2,9 millions de foyers européens moyens, souligne l'association. Cette capacité est en grande partie assurée par le Royaume-Uni. Leader européen de l'éolien en mer, il offre une capacité de production de 1.341 MW.  Le Danemark fournit quant à lui 854 MW, suivi des Pays-Bas (249 MW) et de la Belgique (195 MW).

 

La France n'a aujourd'hui construit aucun parc au large de ses côtes. Elle s'est pourtant fixée comme objectif d'atteindre d'ici à 2020, une capacité de 6.000 MW d'éolien offshore.

 

Pourquoi attendre 2012 ?

 

Et toujours pendant ce temps là :

 

le PSE demande que l’UE s’engage à atteindre un pourcentage d’énergie renouvelable de 95% d’ici 2050.

 

Le PSE, en coopération avec les Ministres du PSE et le groupe S&D du Parlement européen, demande au Conseil européen d’adopter des objectifs ambitieux afin de garantir un avenir durable et plus sûr à ses citoyens :

  • Relever à 30 % l’objectif de réduction des gaz à effet de serre pour 2020
  •  Relever l’objectif de pourcentage d’énergie renouvelable dans les différentes sources d’énergie à au moins 95 % d’ici 2050 en vue d’une suppression progressive de l’énergie fossile et de l’énergie nucléaire
  • Convenir d’un objectif obligatoire de réduction de la demande finale en énergie en Europe de 40 % par rapport à la demande actuelle, jusqu’en 2050.

Si nous prenons les mesures appropriées, nous pourrions abandonner l’énergie fossile et l’énergie nucléaire dès 2050, et ainsi réduire notre dépendance par rapport à l'approvisionnement extérieur, avoir un environnement plus propre et offrir à nos citoyens une meilleure qualité de vie.

 

Pour atteindre ces objectifs, nous devons soutenir directement l’énergie renouvelable, supprimer progressivement les subventions à l’énergie fossile, adopter des objectifs contraignants en matière d’efficacité énergétique et relier entre eux les réseaux de distribution d’énergie de toute l’Europe afin que les surplus de production d’énergie puissent être utilisés dans les autres régions.

 

Mais les citoyens doivent être placés au cœur de cette stratégie énergétique. Il est inutile d’investir des millions dans l’énergie propre si les citoyens sont laissés dans l’ignorance et s’ils sont incapables de payer leur énergie.

Nous devons assurer une transition juste vers un nouveau modèle énergétique: les prix doivent rester abordables et nous devons anticiper les effets sur le marché du travail.

 

Le secteur de l’énergie renouvelable requiert davantage de main-d’œuvre que les autres secteurs énergétiques, et il pourrait générer deux millions d’emplois supplémentaires d’ici 2020. Ces nouveaux emplois pourraient être attribués à des personnes ayant travaillé dans le secteur des énergies fossiles. Toutefois, des mesures politiques, notamment des investissements dans des programmes d’éducation et de formation ciblés, seront nécessaires afin de faciliter la transition pour les travailleurs concernés.

 

Pour la première fois, cette question sera débattue au niveau européen lors du prochain Conseil européen, le 4 février.

Par vincentbaudoin.net - Publié dans : Ecologie - environnement
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